Cet article reprend les informations du webinaire du 23 janvier 2026 sur la thématique “Investir en 2026 : du scepticisme du consensus à nos convictions” 

Ce webinaire a été découpé en 6 parties. Cet article aborde la partie 5 : Des métaux toujours aussi précieux ?

Retrouvez ce webinaire sur notre chaîne Youtube : https://youtu.be/KdBeg1rVJYo 

Et retrouvez les liens de toutes les parties de ce webinaire en fin d’article.

Une satisfaction rare : quand la patience paie

Les métaux ont été au cœur de notre allocation depuis près de trois ans.

Or, argent, palladium… ces actifs ont longtemps été délaissés avant de redevenir centraux dans les portefeuilles. Cette phase illustre parfaitement notre méthode : identifier des actifs ignorés, comprendre leurs moteurs profonds, se positionner tôt et accepter le temps long.

Sur les dix dernières années, la comparaison entre les métaux précieux et les grands indices technologiques est éloquente. Depuis 2018, et plus encore depuis 2024, les mines d’or ont surperformé le Nasdaq, malgré les excellentes performances de ce dernier. Ce constat valide une approche fondée sur la diversification réelle, et non sur la concentration des récits dominants.

Pourquoi l’or a été allégé… mais pas abandonné

Depuis l’automne, l’or a été fortement réduit dans les portefeuilles, aussi bien via le métal que via les mines. Cette décision ne relève ni d’un changement de conviction brutal, ni d’un désamour, mais d’un signal technique clair, notamment via notre indicateur de dimension fractale.

Pour autant, nous ne sommes pas totalement sortis de l’or.

L’analyse du cycle haussier précédent (2000–2012) montre que la surperformance des mines par rapport au métal intervient souvent en début de phase. Or, cette surperformance relative vient seulement de s’amorcer. C’est ce qui justifie le maintien d’une exposition raisonnée aux mines d’or, tout en gardant à l’esprit leur forte volatilité.

Argent : formidable moteur… mais excès en vue

L’argent a été l’un des grands gagnants récents.

Métal monétaire, métal industriel, marché étroit : il coche toutes les cases pour des mouvements violents. Mais justement, c’est ce qui impose aujourd’hui de la prudence.

Le ratio or/argent, observé sur plusieurs décennies, montre que l’argent est revenu sur des niveaux historiquement bas par rapport à l’or. À ces niveaux, l’argent devient davantage un outil de spéculation qu’un actif de fond de portefeuille.

C’est la raison pour laquelle nous avons commencé à prendre des bénéfices, tout en restant attentifs à d’éventuelles opportunités tactiques.

Palladium et platine : la valeur ignorée

À l’inverse, le palladium reste, selon nous, l’un des métaux les plus intéressants à ce stade.

Moins accessible, moins médiatisé, encore largement ignoré par la “fièvre” qui a touché l’or et l’argent, il évolue sur un marché extrêmement étroit.

La chute spectaculaire des prix, liée au développement du véhicule électrique, a probablement intégré une grande partie des mauvaises nouvelles. Or, le maintien des moteurs thermiques hybrides et la réalité industrielle des pots catalytiques soutiennent une demande structurelle.

Les indicateurs techniques restent favorables, avec une dimension fractale encore éloignée de toute zone de surchauffe.

Cuivre : un gagnant structurel des années à venir

S’il fallait désigner un grand bénéficiaire des transformations en cours, ce serait le cuivre.

Indispensable à l’électrification, aux réseaux, aux data centers, à l’intelligence artificielle, il bénéficie d’un moteur industriel puissant et durable.

Après plus de quinze ans de consolidation, le cuivre est clairement sorti de sa zone de range. Ce type de rupture ne se joue pas en quelques semaines, mais souvent sur plusieurs années.

Les mines de cuivre ont déjà fortement progressé, ce qui invite à attendre des phases de repli pour renforcer, mais l’histoire de fond reste intacte.

Chili et Amérique latine : une exposition indirecte pertinente

Une autre manière de s’exposer au cuivre consiste à regarder du côté du Chili, premier producteur mondial.

Après des années de tensions sociales et d’incertitudes politiques, le pays semble entrer dans une phase plus pro-business, avec une reconnexion progressive entre la performance du cuivre et celle des actifs chiliens.

Plus largement, l’Amérique latine mérite une attention renouvelée. Longtemps délaissée, elle commence à surperformer le MSCI World en relatif.

Des pays comme le Chili ou le Pérou, fortement exposés au cuivre et à l’argent, offrent un positionnement à la fois industriel et contrariant.

Des métaux… mais pas uniquement

Enfin, il est important de rappeler que les performances réalisées ne reposent pas uniquement sur l’or.

La redistribution des ventes d’or vers les matériaux de base a également joué un rôle clé. Les perspectives de croissance des bénéfices dans ce secteur rivalisent désormais avec celles de la technologie, ce qui justifie pleinement son intégration dans une allocation diversifiée.

Conclusion : ajuster, pas renoncer

Les métaux restent une thématique centrale, mais ils ne se traitent pas tous de la même manière.

Alléger les actifs arrivés à maturité, conserver ceux dont le cycle ne fait que commencer, et rester fidèle à une approche pragmatique et contrariante : telle est la logique qui guide nos décisions.

C’est cette discipline d’allocation, fondée sur l’analyse des cycles et non sur les effets de mode, qui structure les portefeuilles suivis par Luxavie.

 

Liens
▶️ Partie 1 – Nos performances en 2025
https://youtu.be/EVc8ZUbUxWI
Article Luxavie

▶️ Partie 2 – Quels indicateurs macroéconomiques suivre en 2026 ?
https://youtu.be/BREU6NR_5sI
Article Luxavie

▶️ Partie 3 – Faut-il rester investi en actions ?
https://youtu.be/ZRN0sItpWPs
Article Luxavie

▶️ Partie 4 – Élargir votre champ de vision concernant la technologie
https://youtu.be/Y5v0k-dQDHI
Article Luxavie

▶️ Partie 5 – Des métaux toujours aussi précieux ?
https://youtu.be/KdBeg1rVJYo
Article Luxavie

▶️ Partie 6 – Les risques à anticiper en 2026
https://youtu.be/-RU7RMfkP1k
Article Luxavie