Cet article reprend les informations du webinaire du 23 janvier 2026 sur la thématique “Investir en 2026 : du scepticisme du consensus à nos convictions” 

Ce webinaire a été découpé en 6 parties. Cet article aborde la partie 2 : Quels indicateurs macroéconomiques suivre en 2026 ?

Retrouvez ce webinaire sur notre chaîne Youtube : https://youtu.be/BREU6NR_5sI 

Et retrouvez les liens de toutes les parties de ce webinaire en fin d’article.

Pourquoi le marché de l’emploi est la clé de lecture des marchés en 2026

Dans notre présentation des perspectives de marché 2026, nous avons fait un choix clair : plutôt que de livrer une analyse brute et exhaustive en une seule vidéo, nous avons découpé notre réflexion en six parties.

Cette deuxième séquence est consacrée à notre cadre de pensée macroéconomique, avec un focus central : le marché de l’emploi, que nous considérons comme l’un des principaux déterminants des marchés financiers pour les années à venir.

Marché de l’emploi et marchés actions : un lien historique fort

L’histoire des marchés est sans équivoque. Les grandes phases baissières des actions américaines, notamment en 2000 et en 2008, ont toutes été précédées par une remontée significative du chômage.

Le marché de l’emploi agit ainsi comme un indicateur avancé de stress économique et financier.

Depuis 2023–2024, certains signaux de dégradation ont commencé à apparaître, ce qui nous a conduits à tirer très tôt la sonnette d’alarme. Pour autant, une lecture fine des données impose aujourd’hui de nuancer fortement toute interprétation alarmiste.

Une dégradation… mais sans accélération

Si le taux de chômage américain progresse légèrement, sa dynamique reste contenue.

Contrairement aux cycles précédents, nous n’observons pas d’accélération brutale. Les variations restent faibles, et surtout, les comportements des entreprises sont révélateurs d’un changement profond : elles ne licencient pas massivement, mais n’embauchent plus non plus.

Ce point est fondamental. Il marque une rupture avec les cycles économiques traditionnels.

Une croissance sans création d’emplois : un changement de paradigme

L’économie américaine continue d’afficher une croissance solide. Pourtant, cette croissance ne crée plus d’emplois.

Nous sommes face à un phénomène relativement inédit, qui s’explique par deux facteurs majeurs.

Le premier est l’héritage du Covid. Les entreprises ont appris à fonctionner différemment, à produire autant – voire plus – avec moins de ressources humaines.

Le second est plus structurel : l’intelligence artificielle.

Pour la première fois depuis les grandes révolutions technologiques du XIXᵉ et du XXᵉ siècle, nous faisons face à une innovation susceptible de détruire plus d’emplois qu’elle n’en crée. Cette réalité est favorable aux marges et à la productivité des entreprises, mais elle pose des questions majeures en matière de cohésion sociale, de redistribution et de stabilité politique.

Productivité, inflation et politique monétaire

L’histoire économique montre que les grandes phases de gains de productivité sont généralement associées à des périodes de désinflation.

Les années 80 ont été portées par l’ordinateur personnel, les années 2000 par Internet. Nous entrons aujourd’hui dans un nouveau cycle, celui de l’IA.

Dans ce contexte, notre lecture est volontairement contrariante : le prochain grand mouvement macroéconomique pourrait être désinflationniste, et non inflationniste, même si le calendrier exact reste incertain.

Cette situation place la Réserve fédérale face à un dilemme complexe : comment concilier une activité économique solide, une inflation maîtrisée et un marché de l’emploi qui se fragilise sans s’effondrer ?

Le consommateur, grand oublié de la croissance

Le paradoxe le plus frappant réside sans doute dans le moral des ménages.

Alors que les marchés financiers évoluent à des niveaux élevés, la confiance du consommateur américain est proche de ses plus bas historiques, un niveau inédit depuis les années 1950.

La raison est simple : la productivité progresse, mais les salaires subissent une pression croissante. Le partage de la valeur se déséquilibre au profit des entreprises, alimentant un sentiment de déclassement, de scepticisme et de fracture sociale.

Ce décalage entre marchés financiers et économie réelle est, à nos yeux, l’un des grands enjeux de lecture pour 2026.

Une boussole macroéconomique pour les décisions d’investissement

Comprendre le marché de l’emploi, ce n’est pas chercher à prédire un scénario catastrophe.

C’est se doter d’une boussole macroéconomique pour ajuster ses choix d’investissement avec lucidité, sans excès d’optimisme ni alarmisme.

C’est précisément cette approche qui guide les analyses et les stratégies développées par Luxavie : relier les données économiques de fond aux décisions d’allocation, dans un monde en pleine mutation.

 

Liens
▶️ Partie 1 – Nos performances en 2025
https://youtu.be/EVc8ZUbUxWI
Article Luxavie

▶️ Partie 2 – Quels indicateurs macroéconomiques suivre en 2026 ?
https://youtu.be/BREU6NR_5sI
Article Luxavie

▶️ Partie 3 – Faut-il rester investi en actions ?
https://youtu.be/ZRN0sItpWPs
Article Luxavie

▶️ Partie 4 – Élargir votre champ de vision concernant la technologie
https://youtu.be/Y5v0k-dQDHI
Article Luxavie

▶️ Partie 5 – Des métaux toujours aussi précieux ?
https://youtu.be/KdBeg1rVJYo
Article Luxavie

▶️ Partie 6 – Les risques à anticiper en 2026
https://youtu.be/-RU7RMfkP1k
Article Luxavie