Anthropic en Bourse : Symbole d’une révolution ou d’une bulle ?

À l’occasion de mon intervention sur BSmart du 28 octobre 2026, je me suis intéressé à l’introduction en Bourse d’Anthropic. Une opération historique qui soulève plusieurs questions : l’intelligence artificielle constitue-t-elle une nouvelle bulle spéculative ? Comment apprécier des valorisations aussi exceptionnelles ? Et comment investir dans cette révolution sans en sous-estimer les risques ? […]

À l’occasion de mon intervention sur BSmart du 28 octobre 2026, je me suis intéressé à l’introduction en Bourse d’Anthropic. Une opération historique qui soulève plusieurs questions : l’intelligence artificielle constitue-t-elle une nouvelle bulle spéculative ? Comment apprécier des valorisations aussi exceptionnelles ? Et comment investir dans cette révolution sans en sous-estimer les risques ?

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Une entreprise de cinq ans qui pourrait valoir les trois quarts du CAC 40

Fondée en 2021, Anthropic est devenue l’une des entreprises majeures de l’intelligence artificielle, notamment grâce à son assistant Claude. Évalué à 2.000 Md$, son projet d’introduction en Bourse pourrait figurer parmi les opérations financières les plus importantes de l’histoire.

Cela représente les ¾ de capitalisation du CAC40 ! Le CAC 40 rassemble tout de même des entreprises de taille internationale. Certaines possèdent une histoire pluriséculaire. Saint-Gobain a été fondée en 1665, sous Louis XIV, les origines d’AXA remontent à 1817 et Bureau Veritas a été créée en 1828.

Anthropic, elle, n’a que cinq ans. Cette comparaison illustre l’extraordinaire bouleversement économique provoqué par l’intelligence artificielle et la place qu’Anthropic occupe.

L’intelligence artificielle (IA) : une adoption sans précédent

L’enthousiasme suscité par cette technologie repose sur des transformations bien réelles. L’une des plus remarquables est sa vitesse de diffusion. Selon Microsoft, plus d’un milliard de personnes dans le monde avaient déjà utilisé des outils d’intelligence artificielle générative moins de trois ans après leur apparition auprès du grand public.

Les comparaisons historiques confirment le caractère exceptionnel du phénomène. Une étude publiée en janvier 2026 dans la revue scientifique Management Science montre qu’aux États-Unis, l’adoption de l’IA générative par la population active et plus largement par la population a progressé sensiblement plus vite que celle d’Internet ou de l’ordinateur personnel à un stade comparable de leur développement. Selon la Fed de St Louis, l’IA générative a atteint près de 40 % d’adoption aux États-Unis en seulement deux ans, contre environ cinq ans pour Internet et douze ans pour l’ordinateur personnel.

Plus surprenant encore, ses utilisateurs ne se limitent pas aux passionnés d’informatique. Je discutais récemment avec un homme de foi qui m’expliquait utiliser quotidiennement l’intelligence artificielle. Elle répondait à de nombreuses attentes, tout en ne remplaçant ni sa réflexion personnelle, ni sa recherche, ni son introspection.

Même si l’Homme doit lui poser des limites, l’IA s’impose jusque dans des activités intellectuelles où l’on aurait pu penser que la technologie conserverait une place marginale. Mais son efficacité n’implique pas nécessairement qu’elle se substitue à toutes les dimensions de la pensée humaine. Seule la détermination des Hommes doit constituer un rempart. Je dois dire qu’en l’état ma confiance est relativement limitée.

Quand l’intelligence artificielle (IA) se mêle de politique

Le phénomène dépasse désormais largement le domaine technologique. L’IA commence à intervenir dans la vie politique, dans les institutions et jusque dans les rapports de force géopolitiques. Deux exemples emblématiques :

  • En Roumanie : de 1 % dans les sondages à 23 % des voix

En octobre 2024, certains sondages ne créditaient le candidat indépendant Călin Georgescu que d’environ 1 % des intentions de vote à l’élection présidentielle roumaine. Dix jours avant le scrutin du 24 novembre, une enquête INSCOP lui attribuait encore seulement 5,4 %. Pourtant, il est arrivé en tête du premier tour avec 22,94 % des suffrages.

Cette progression spectaculaire s’est accompagnée d’une campagne numérique particulièrement controversée, notamment sur TikTok. Les services de renseignement roumains ont signalé l’existence d’opérations coordonnées de promotion politique. La Cour constitutionnelle a finalement annulé l’élection le 6 décembre 2024 après la mise au jour d’irrégularités.

Il ne serait pas rigoureux d’affirmer que l’intelligence artificielle a provoqué à elle seule ce résultat. Mais cet épisode illustre la puissance des outils numériques de manipulation, d’analyse des données et de diffusion de l’information, puissance que l’IA est susceptible d’accroître considérablement.

  • En Albanie : une IA au gouvernement

En septembre 2025, le gouvernement albanais a annoncé l’intégration d’une intelligence artificielle baptisée Diella. Présentée comme une ministre virtuelle, elle s’est vu attribuer un rôle dans la gestion des marchés publics, avec l’objectif affiché de renforcer la transparence et de lutter contre la corruption. Diella ne dispose pas des pouvoirs constitutionnels d’un ministre humain.

Mais cette expérience marque une évolution importante : l’intelligence artificielle commence à occuper une place dans des fonctions directement associées à l’action gouvernementale.

Nous sommes donc face à une technologie qui transforme non seulement les entreprises, mais potentiellement l’organisation même de nos sociétés.

Nous ne sommes donc plus devant un simple outil d’analyse ultrapuissant mais devant un outil auquel nous donnons un rôle d’acteur sur des sujets jusqu’à présent dévolus à l’Homme.

Anthropic : une croissance économique vertigineuse

Les résultats financiers d’Anthropic illustrent le phénomène et l’intérêt des investisseurs.

Son chiffre d’affaires a atteint près de 4,6 milliards de dollars américains en 2025, contre 386 millions en 2024. Au premier semestre 2026, il dépassait déjà 16 milliards de dollars. Les prévisions pour 2026 se situent entre 55 et 60 milliards de dollars pour 2026. En termes de résultat net, la société est légèrement bénéficiaire au 2nd trimestre 2026. Elle dégage une marge opérationnelle de 8.4%.

Pour donner un ordre de grandeur, cela reviendrait à passer en une seule année du niveau de chiffre d’affaires d’une entreprise comme Crocs (les sandales en plastique) à celui d’un groupe de la taille de Goldman Sachs.

Mais le potentiel ne réside pas uniquement dans la croissance des ventes. L’amélioration de l’efficacité des modèles d’intelligence artificielle, la baisse des coûts informatiques par tâche et les économies d’échelle devraient transformer la rentabilité. Les dépenses nécessaires pour entraîner et exploiter les systèmes et les centres de données restent gigantesques, mais elles évoluent moins rapidement que les revenus. Par exemple, en 2025, 1$ de chiffres d’affaires demandait 2.5$ d’investissement. de 2.5.En2026,0.5 suffisent. Il serait donc imprudent de sous-estimer le potentiel bénéficiaire d’Anthropic.

Des risques exceptionnellement difficiles à évaluer

Une gouvernance qui ne donnera pas toujours priorité au profit

Anthropic possède une particularité juridique fondamentale : son statut de Public Benefit Corporation. Elle doit concilier les intérêts financiers de ses actionnaires, ceux des personnes affectées par ses activités et sa mission d’intérêt général. L’entreprise affirme vouloir développer une intelligence artificielle avancée de manière responsable, au bénéfice à long terme de l’humanité. Cette dimension humaniste se traduit notamment dans son organisation. Anthropic dispose d’un Long-Term Benefit Trust, un organisme indépendant possédant des prérogatives importantes sur la composition du conseil d’administration. Elle prévoit également d’affecter une partie de son capital à des initiatives d’intérêt général. Je suis curieux de voir cela.

Cette orientation constitue certainement une qualité dans un secteur où les risques technologiques sont aussi importants. Mais elle soulève une question pour les futurs actionnaires et investisseurs. Que se passera-t-il lorsque les intérêts économiques des investisseurs entreront en contradiction avec les objectifs de sécurité ou la mission d’intérêt général de l’entreprise ?

Il n’est pas certain que la maximisation du profit soit systématiquement privilégiée. Compte tenu des enjeux et malgré mon rôle d’investisseur, je trouve cela rassurant.

Des relations complexes avec les grandes entreprises technologiques

Anthropic dépend étroitement de grands groupes comme Amazon et Google. Ces entreprises peuvent être simultanément ses investisseurs, ses fournisseurs d’infrastructures, ses partenaires commerciaux et ses concurrents. Ces interdépendances facilitent la croissance, mais créent aussi des risques importants de concentration et de dépendance stratégique.

Cette concurrence concerne plus largement les grands acteurs de l’intelligence artificielle, parmi lesquels OpenAI et les autres entreprises développant des modèles d’IA générative.

Le risque d’un accident ou d’un blocage technologique

Les modèles d’intelligence artificielle deviennent progressivement plus autonomes. Les hallucinations constituent déjà un problème connu, mais les risques pourraient aller beaucoup plus loin.

Anthropic a elle-même conduit des évaluations de sécurité dans lesquelles certains modèles, placés dans des simulations spécifiques, ont adopté des comportements trompeurs ou cherché à éviter leur remplacement. Ces tests ne correspondent pas à des incidents survenus dans le monde réel. Ils illustrent néanmoins les difficultés possibles de contrôle des systèmes avancés.

Un accident majeur, une utilisation malveillante ou une perte de confiance pourraient provoquer une réaction brutale des autorités. Des réglementations plus restrictives pourraient ralentir le développement de certaines applications, voire en suspendre temporairement l’exploitation. Un tel événement constituerait non seulement un risque technologique, mais également un risque économique majeur.

Une action probablement très volatile

Il est donc probable que l’action Anthropic présentera une volatilité particulièrement importante. Même si le potentiel semble immense, les perspectives bénéficiaires sont extraordinairement difficiles à évaluer. Une croissance prolongée, une amélioration rapide des marges ou, au contraire, une intensification de la concurrence, ou une réglementation plus dure, peuvent conduire à des estimations de valeur très différentes.

Sommes-nous déjà dans une bulle de l’intelligence artificielle (IA) ?

Combien vaut Anthropic ? Sur la base de d’une capitalisation de 2.000 milliards USD, la société est valorisée 30 fois son chiffre d’affaires (attention : ne pas lire bénéfices). Face à de telles valorisations, la comparaison avec les grandes bulles spéculatives de l’histoire vient naturellement à l’esprit. La bulle Internet de la fin des années 1990 constitue évidemment un précédent.

Mais pour analyser la situation actuelle, je trouve particulièrement intéressants les travaux de l’économiste américain Charles Kindleberger, notamment son ouvrage Manias, Panics, and Crashes, consacré à l’histoire des crises financières. Kindleberger décrit notamment comment une innovation ou un bouleversement économique peut provoquer un enthousiasme collectif, puis un emballement spéculatif alimenté par l’expansion du crédit. En adaptant son analyse à la situation actuelle, je retiendrais trois conditions particulièrement importantes.

Première condition : une transformation capable de captiver les investisseurs

Les grandes bulles spéculatives naissent souvent d’une innovation ou d’une transformation économique réelle. Les chemins de fer, l’électricité ou Internet ont constitué des révolutions authentiques, même lorsque les valorisations boursières des entreprises concernées sont devenues excessives.

L’intelligence artificielle remplit parfaitement cette première condition. Elle passionne les investisseurs, les entreprises, les responsables politiques et, plus largement, une partie considérable de la société. Ses perspectives économiques semblent immenses et ses applications potentiellement presque illimitées.

Premier critère : incontestablement rempli.

Deuxième condition : des véhicules permettant d’investir massivement dans cette histoire

Pour qu’un enthousiasme collectif se transforme en emballement boursier, encore faut-il que les investisseurs disposent d’instruments pour y participer.

C’est désormais largement le cas.

Il existe de nombreuses possibilités d’exposition à l’intelligence artificielle :

  • Les fabricants de semi-conducteurs, comme Nvidia.
  • Les hyperscalers, notamment Microsoft, Amazon et Alphabet (Google).
  • Les entreprises de logiciels et de services exploitant l’IA.
  • Les ETF thématiques consacrés à l’intelligence artificielle, à la robotique ou aux infrastructures numériques.
  • Les investissements indirects dans certaines entreprises non cotées.

L’arrivée potentielle d’Anthropic en Bourse créerait un nouveau véhicule d’investissement, offrant une exposition plus directe à l’un des acteurs majeurs de l’IA générative. Une telle cotation en Bourse constituerait donc une étape majeure pour l’entreprise.

Les investisseurs disposent donc déjà de nombreux moyens pour exprimer leur conviction.

Deuxième critère : lui aussi largement rempli.

Troisième condition : une liquidité suffisamment abondante pour alimenter l’emballement

C’est ici que mon analyse devient plus nuancée.

Dans les travaux de Kindleberger, l’expansion du crédit joue un rôle central dans la formation des grandes bulles spéculatives. L’enthousiasme des investisseurs ne suffit pas. Il faut également que les conditions financières permettent d’alimenter durablement la hausse des actifs.

Or nous ne sommes plus dans l’environnement monétaire exceptionnellement accommodant que nous avons connu pendant une grande partie des années 2010 et au début des années 2020. À la suite du cycle de remontée des taux engagé en 2022, le coût du financement a considérablement augmenté. Aux États-Unis, la Réserve fédérale a même de nouveau relevé ses taux en septembre 2026, portant la fourchette cible à 3,75–4 %. En zone euro, le taux de dépôt de la BCE atteint 2,50 %.

Il y a dans la hausse des taux depuis 2022 la normalisation attendue des excès passés. Le Covid avait poussé les taux d’intérêt en terrain négatif. Mais la remontée en 2026 raconte autre chose. Le choc inflationniste et la trajectoire budgétaire de certains états ont éloigné de grands investisseurs des emprunts d’états.

Il serait cependant excessif de conclure que la liquidité est devenue rare dans l’ensemble du système financier. Les grandes entreprises technologiques disposent notamment de ressources financières considérables. Mais les conditions monétaires actuelles ne me paraissent pas encore réunir tous les ingrédients d’une euphorie spéculative généralisée.

Troisième critère : à mon sens, pas encore pleinement rempli.

Et si la véritable bulle de l’IA était encore devant nous ?

C’est précisément ce qui m’amène à une conclusion peut-être surprenante. Je ne suis pas convaincu que nous soyons déjà entrés dans la phase culminante d’une bulle spéculative de l’intelligence artificielle. Les valorisations peuvent paraître excessives, l’enthousiasme est considérable et les instruments d’investissement sont nombreux. Mais il manque encore l’ingrédient monétaire qui permettrait à cette euphorie de prendre toute son ampleur.

Par ailleurs, je ne suis pas convaincu que nous soyons entrés dans une période durable de hausse des taux d’intérêt. Les banques centrales pourraient renouer avec un cycle de baisse des taux dès le 2nd semestre 2027, les conditions pourraient devenir beaucoup plus favorables à une expansion des valorisations. Il faut noter que depuis le début de l’année, celles-ci se contractent.

Nous pourrions ainsi assister à une nouvelle accélération boursière, éventuellement déconnectée des perspectives bénéficiaires raisonnablement anticipables.

Autrement dit, plutôt que d’affirmer que la bulle de l’IA est déjà constituée, je me demande si son véritable emballement ne pourrait pas intervenir en 2027 ou 2028.

Une valorisation extravagante peut-elle malgré tout être justifiée ?

Le véritable sujet n’est donc pas seulement de savoir si les investisseurs font preuve d’un optimisme excessif. Il faut également tenir compte de la croissance potentielle des bénéfices.

Avec une capitalisation prévue de 2.000 milliards USD, Anthropic est valorisée 30 fois son chiffre d’affaires. Etant à peine breakeven, impossible de calculer un Price Earning Ratio (PE). Néanmoins, on peut contourner la difficulté en appliquant une marge nette de 20 %. Cela correspondrait à un PE de 150. Un tel multiple semble extraordinairement élevé. Mais cela ne signifie pas nécessairement que l’action constitue un mauvais investissement.

Pour compenser des valorisations élevées, le temps doit être l’allié de l’investisseur. Dès lors qu’on pense qu’Anthropic jouera un rôle essentiel dans la nébuleuse IA, on peut raisonnablement estimer que sa croissance à court, moyen et long terme est très probable, même si elle devrait naturellement ralentir. Ainsi, les multiples pourraient se dégonfler en même que le cours progresse. La valorisation se serait fortement contractée, mais la croissance des bénéfices aurait entièrement compensé cette contraction. Ainsi, même si la progression est heurtée, le temps est l’ami de l’investisseur, pourvu qu’Anthropic continue à améliorer fortement ses résultats.

L’exemple de Nvidia est intéressant. Au printemps 2023, son PER étaient de 200 (il est désormais de 18). Pourtant, l’explosion de ses bénéfices a ensuite accompagné une progression boursière spectaculaire : +700% ! J’aimerais lire de temps à autre un analyste qui clame qu’un titre avec un PE à 3 chiffres n’est pas cher !

Sources : TradingView, Luxavie

Cela ne signifie évidemment pas qu’Anthropic connaîtra la même trajectoire. Mais l’histoire montre qu’une valorisation élevée n’est pas, à elle seule, la preuve qu’une action est trop chère. Combien d’entreprises avec des price earning inférieurs à 10 ont eu des parcours décevants ? Beaucoup !

La question essentielle reste celle de la croissance durable des bénéfices. Et c’est précisément cette croissance qui est particulièrement difficile à anticiper dans le cas d’Anthropic.

Une conclusion originale : Investir dans l’IA pour diversifier… ses risques personnels

Je terminerai par une réflexion volontairement provocatrice qui me rend enclin à répondre par l’affirmative à la participation à l’introduction en Bourse d’une société comme Anthropic. Il s’agit de diversification. Chacun comprend l’importance de la diversification au sein de son portefeuille boursier. Mais élargissons le point de vue.

Lorsque des automobilistes se plaignent de la hausse du prix de l’essence, j’ai parfois envie de leur suggérer de détenir quelques actions ou ETF du secteur pétrolier, dans les limites de leurs moyens. Si la hausse des prix de l’énergie les pénalise en tant que consommateurs, ils pourraient ainsi compenser même partiellement cette évolution en tant qu’investisseurs.

Le même raisonnement peut s’appliquer à l’intelligence artificielle.

Beaucoup de salariés, d’entrepreneurs ou de professions indépendantes s’inquiètent de ses conséquences sur leur activité. Souvent à juste titre. Certains métiers seront profondément transformés. Certaines tâches seront automatisées et certains emplois disparaîtront.

Pourquoi ne pas chercher, parallèlement, à devenir actionnaire des entreprises susceptibles de profiter de cette transformation ? Cela ne supprime évidemment pas les risques professionnels ni le risque de perte financière. Mais cela permet de rechercher une certaine diversification de son exposition économique personnelle.

« Si l’IA nous prend notre travail, au moins nous serons actionnaires des entreprises qui en profitent. Nous serons peut-être chômeurs… mais riches ! »

Derrière la formule se trouve une véritable réflexion patrimoniale.

Article développé à partir des notes préparatoires à mon intervention sur BSmart du 28 octobre 2026.

Les scénarios financiers et monétaires évoqués reflètent des hypothèses d’analyse et non des prévisions certaines ou des recommandations personnalisées. Tout investissement en actions comporte un risque de perte en capital.

Sources et références

Cet article s’appuie sur des études scientifiques, des publications institutionnelles, des communications d’entreprises et des données financières, complétées par les analyses de Luxavie.

Intelligence artificielle et Anthropic

Adoption de l’intelligence artificielle

Marchés financiers et politique monétaire

  • Charles P. Kindleberger, Manias, Panics, and Crashes: A History of Financial Crises : ouvrage de référence sur les mécanismes des bulles spéculatives.
  • Federal Reserve et Banque centrale européenne : décisions de politique monétaire et évolution des taux directeurs.
  • TradingView et Luxavie : données boursières, multiples de valorisation et calculs relatifs à Nvidia.

Les hypothèses de valorisation, les scénarios économiques et les perspectives boursières présentés dans cet article relèvent de l’analyse de Luxavie et ne constituent pas des prévisions certaines.

Pour approfondir le sujet et découvrir d’autres conseils et analyses, retrouvez tous nos articles sur Luxavie.fr et explorez notre univers dédié à l’information et à la finance.

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